Témoignage J.C. Chénieux - 20 ans EXON (Athènes 2017)

 

 

 

Chers Ami(e)s,

 

     La Biologie Cellulaire est apparue pour la première fois  dans la réforme des études de pharmacie de 1980, au sein d’une Unité de Valeur « Biologie cellulaire, Génétique, Organisation animale »…

     De fait, des précurseurs introduisaient déjà cette discipline depuis longtemps dans leurs enseignements.

     C’était, alors, la seule description des organites cellulaires et des constituants chimiques de la cellule.

     A Paris V, notre collègue Guy Deysson apparaissait comme le « pape » de la discipline, multipliant les ouvrages et développant un laboratoire à l’Ecole des Hautes Etudes où il testait des molécules anti-mitotiques sur les cellules de méristèmes de racines d’oignons…

     Il avait fait partie dans mon jury de thèse 10 ans plus tôt, au côté de Roger Gautheret, le père de la culture in vitro des tissus végétaux, qui alors présidait l’Académie des Sciences et enseignait déjà la « Biologie Cellulaire » à Paris aux étudiants de PCB… (l’ancêtre du PACES)

     Il fallut  attendre que cette génération se retire pour qu’un autre éclairage s’installe avec les formidables avancées dans la connaissance de l’ADN  et la mise en évidence de la dynamique intra-cellulaire.

     La Biologie Moléculaire fut introduite officiellement dans les études de Pharmacie une quinzaine d’années après la BC. Personnellement, comme bien d’autres collègues, je n’avais pas attendu les textes pour introduire les notions de BM dans mon cours de BC et ce dès 1985…En tant que responsable de DEA, c’était pour moi une évidence, conforté que j’étais par une mission de coordinateur du programme multidisciplinaire de Biotechnologie dans le secteur du médicament et des bioréactifs que m’avait confié au Ministère de la Recherche notre regretté collègue Gilbert Laustriat.

     J’avais eu alors l’opportunité d’inciter notre Ministère de tutelle à regrouper, en tant que discipline autonome en pharmacie, « Biologie Cellulaire et Moléculaire » sous la rubrique  41 030 et ceci, tout simplement, pour équilibrer la gestion pléthorique des collègues de Biochimie générale et biochimie clinique…

     C’est donc dans ce contexte que j’ai pris, en effet, l’initiative il y a maintenant 20 ans, en 1997 de réunir à Tours l’ensemble des enseignants de notre discipline.

     En effet nos collègues des Facultés de Médecine avaient depuis longtemps, sous l’impulsion du Professeur Picard, créé une association d’enseignants. Comme chez eux, les enseignements correspondants apparaissaient alors assez hétérogènes au sein des 24 UFR de Pharmacie.

     Les enseignants de Biologie Cellulaire et Moléculaire, du fait de leurs origines phylogénétiques différentes, apparaissaient en 1997 très isolés au sein de leurs facultés respectives et sans lien entre eux sur le plan national.

     La réunion de Tours fut suivie l’année suivante par l’adoption enthousiasme des statuts à Amiens. Nous avons refusé toute approche hiérarchique, toute chapelle, en privilégiant la carte de la convivialité, réalisant d’abord une Lettre d’Information et organisant même, au début, 2 réunions annuelles, alternativement à Paris et dans une université différente de province.

     Progressivement nous avons pu constituer un annuaire pour recenser, tant nos collègues dits « membres actifs » qui avaient choisi de s’inscrire au CNU en Biologie Cellulaire et Moléculaire, que ceux dits « membres associés » inscrits au sein d’autres sections mais participant à l’enseignement dans nos disciplines.

     Je constate avec plaisir que ces nuances se sont estompées et que l’association EXON est maintenant bien ancrée dans le paysage universitaire. C’est ainsi que 87 enseignants étaient déjà recensés en 2001 (dont 44 cotisants) au sein de 24 équipes de recherche contractualisées.

     Je dois dire publiquement ma satisfaction à mes successeurs qui ont su développer et porter haut le flambeau.

     D’abord à André Gorenflot aux multiples et remarquables qualités scientifiques et humaines. Il les a mises à la disposition de notre association et au service des hautes responsabilités que lui a confié le Ministère.

     A Guylaine Page ensuite, qui nous apporte sa jeunesse et sa ténacité. La réalisation et l’organisation avec Christos  de ces Journées d’Athènes en est le point d’orgue.

     Permettez-moi de conclure en soulignant notre chance : nos disciplines sont des disciplines majeures dans le domaine des thérapies du futur. En leur sein, le savoir avance très vite, les connaissances explosent…Raison de plus de développer encore plus les échanges entre nous pour nourrir nos enseignements et notre activité de recherche. C’est votre challenge…


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